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Pierre-Georges
Jeanniot laisse de précieux souvenirs sur Edouard Manet dans la Grande
revue (1907) et sur Edgar Degas dans la Revue illustrée (1933). En 1881,
lors de sa première rencontre avec ce dernier chez le comte Ludovic Lepic,
Degas lui corrigea ses dessins. Jeanniot, ex Saint-Cyrien était alors
Capitaine de Chasseurs à pieds. Il exposait toutefois depuis 1872 au Salon
des Artistes Français et envisageait de démissionner de l'armée ce qu'il
fit en 1883. Il fit bien car sa toile les Flanqueurs lui valurent
l'année suivante, une Médaille de troisième Classe au Salon et fut
achetée par le Musée du Luxembourg. Il est vrai que Jeanniot connaissait
son sujet pour avoir fait toute la campagne de 1870. En 1886, la Ligne
de feu, souvenir de la bataille de Rezonville (Musée de Pau) assure sa
notoriété. Puis en 1895, Degas acquiert le Conseil de révision sans
que l'on sache s'il s'agit là d'un hommage à l'art de Jeanniot ou d'une
délicate attention à l'égard d'un homme qui l'a régulièrement invité à sa
table parisienne ou en sa résidence de Diénay en Côte d'Or…
©Benoît Noël
(La suite dans
Absinthe – Muse des peintres)
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Absinthe (Collection particulière)

Absinthe (Musée de Pontarlier)

Absinthe (Collection particulière)
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