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Toutes sortes de facteurs qualifient ou disqualifient,
subrepticement, la séance. Il en va ainsi du choix des vêtements à mettre
ou à ôter, de l'accompagnement musical ou des boissons offertes, qui sont
autant de philtres. Tant qu'elles ont gardé un gant, une bague, une
cigarette au bout des doigts, les modèles ne s'estiment pas nues. Autres
précieux alibis allégeant leur décision de s'exposer en tenue d’Eve,
mélange détonnant de courage et d'orgueil. Vanité pas toujours assumée.
Car même, si tout un chacun, pactise à la légère avec sa conscience les
justifications, à posteriori, peuvent être alambiquées. Certaines semblent
avoir accepté la séance pour pouvoir la raconter, au creux de l’oreille,
de leur meilleure amie, ravies d’avoir tenté cette expérience au moins une
fois dans leur vie. Un jour, elles la narreront à leur petite-fille. Il
incombe parfois au photographe de substituer un prétexte à un autre.
- À celle qui veut poser dans une fourrure qui
l'avantage, je propose un bain, véritable toboggan des songes. Néanmoins,
j'essaye de les dépouiller de leurs colifichets lesquels sont autant de
peaux superflues. Dans le fond, je tente de me mettre humblement à leur
service, elles doivent pouvoir supporter ces doux sévices.
Donc, elle garde ses gants, ou plutôt ceux de Max Klinger,
Marlon Brando, Giorgio de Chirico. La suite épique de gravures du premier
ou les mésaventures d'un gant dur à cuire ; les trouvailles du second
jouant d'un gant comme d'une d'un pis face à la Vivien Leigh interdite
d’Un Tramway nommé désir ; le gant de vaisselle du troisième promu
ready-made de la constellation surréaliste. Puis, si la fantaisie nous
prend de tourner d'un quart de tour son image alanguie sur un lit, ce
n'est plus une « flaque de chair » façon Francis Bacon, mais le fougueux
El-Nino qui remet la planète à l'heure…
-Très peu de jeunes filles refusent une séance et presque
toutes semblent avoir envie sinon besoin de vivre cette expérience,
serait-elle unique. L’écueil veut qu'une poignée seulement s'investisse
dans ce travail. Peut-être parce qu'elles ne sont jamais rémunérées et que
je fais mentir le dicton : Tout travail mérite salaire. Il n'empêche que
j'attends d'elles, actrices ou pas, l’engagement dont elles peuvent faire
preuve sur un plateau de cinéma. Je le répète, il n'y aura pas d'image
digne de ce nom sans échange, même symbolique, toujours symbolique, don et
générosité. Même après toutes ces séances, j'évite d'anticiper les
réactions du modèle. En fait, ces expériences me servent et me fourvoient
car tout provient du modèle. La lumière comme la disponibilité. Au
demeurant, jamais une séance n'atteindra ses objectifs s'il ne fait pas la
course en tête. Il est absolument vain de croire pouvoir le
court-circuiter. On brise entente, charme et sortilège. Le pari de le
prendre à la bonne vitesse suffit amplement. C'est pourquoi je m'aligne
sur la vitesse de croisière de chacun. C'est une gymnastique mentale.
D'emblée, elle devance des souhaits encore inconnus du
photographe. Danse réglée au millimètre. Communion sacrée. D’après ses
actrices, Ingmar Bergman conçoit ses mises en scène comme des
chorégraphies, s’inspire des trouvailles de Merce Cunningham comme de Bob
Fosse. Federico Fellini et Pedro Almodovar, quant à eux, ont filmé Pina
Bausch. Aventurière racée, elle sait qu'elle a tout à apprendre, perdre et
retricoter. Elle rabote son ego pour se fondre dans la situation proposée.
Elle n'explose pas seulement dans son gracieux bustier. Elle ira loin.
Même le timbre de sa voix est inédit.
- Je refuse toute trame narrative, toute dérive
psychologique ou sentimentale. Je leur demande simplement de respirer à
fond, de reprendre possession de leurs membres, que leur peau devienne une
plaque sensible. C'est l'entraînement minimum d'une comédienne, tout comme
les sportifs s'échauffent ou les musiciens accordent leurs instruments…
Elle gère avec maestria les communications du standard de
la Comédie-Française et ne perd pas une miette des allées et venues du
hall. On profite lâchement de son sourire pour improviser une question
saugrenue. Elle a la bonté d'apprécier. Nue, elle gagne à être connue.
Elle assure, rit, semble détendue. L'est-elle ? Durant les deux séances
d'anthologie que nous ferons ensemble, dans une complicité magique, elle
ne quittera pas des doigts sa cigarette. Son diadème. Lorsqu'elle en
aspire une bouffée, il fait basculer le demi-jour de la pièce. Mercure.
« Petit bout rouge » disait Serge Gainsbourg, « luisant dans la nuit ».
Baromètre de ses émotions, de nos respirations au diapason…
Grande liane ineffable, elle ne fait rien pour séduire.
Moins elle en fait, plus elle aimante. Électrise. Sa réserve subjugue, sa
pudeur pétrifie. Elle domine la séance sans avoir l'air d'y toucher. Au
guet, sous les les hibiscus, c'est une lionne de la savane ! Sanglée dans
son jean, elle ne décolle pas ses coudes de ses tétons rougis. Elle promet
une autre séance, différente. Puisse-t-elle se détendre et nous entraîner
dans le puzzle de ses souvenirs d'enfance, de ses cauchemars intimes dont
elle livre des pièces aussi éparses que fascinantes. Qu'elles me
pardonnent, les jeunes filles élancées m'ont toujours évoqué des sexes
masculins fichés en terre. Des phallus totems. Des totems phallus.
Peut-être parce qu'elles nous forcent à nous redresser pour capter leur
sourire. Alors, une grêle nous crible le dos, de l’occiput au coccyx. Nous
visualisons leur squelette en frissonnant, telle une radieuse
radiographie, mais jamais l’attache de leurs seins ni leur volume et moins
encore leur poids. Moins sollicitées quoique par des mâles triés sur le
volet puisque les trop petits changent de trottoir à leur vue, elles en
conçoivent parfois un dépit farouche, et arborent outre leur air altier,
une mélancolie riante. Tea-time sur une terrasse d’été. Je pousse les
biscuits au chocolat à l'ombre pour éviter qu'ils ne fondent au soleil.
C'est le début d'un exquis malentendu. Elle croit en avoir abusé. La vie
ne tient qu'à un fil.
Fin et délicat, son visage est un ovale parfait. Fi de
l'heure ou de la latitude, nulle arête n'empêche la lumière de trouver
instantanément son niveau, nulle aspérité ne crée d'ombre déplacée. Le
tour de force consiste à restituer ce Vermeer. À l’instant où le
photographe convie l'actrice à libérer son souffle, il importe qu'il
retienne le sien…
- Les unes se préparent en buvant des citronnades, les
autres en évitant de penser à la séance. Celle-ci est arrivée défaite.
Elle venait de vivre une aventure d'une seule nuit. Elle s'en voulait et
sortait de deux douches. Bien évidemment, je lui ai proposé de reporter la
séance. Elle refusa obstinément et glissa dans le sommeil. Je ne savais
que faire. Finalement, elle adora les photos. Mais attention, il ne
m'importe pas d'expliquer ce que je soigne personnellement dans mon
travail, et je feins d'ignorer les failles, brèches, débâcles ou
traumatismes trahis par les modèles.
À l’inverse des défauts visibles comme le nez au milieu de
la figure, la beauté intérieure est, par définition, secrète et rétive.
Bas les masques, toute honte bue !
Elle est déterminée. Son profil acéré, ses muscles fuselés,
les tendons nets de son cou et la pression du sang frémissant dans ses
veines en attestent. On se surprend à vouloir chasser de son sein le grain
de beauté qui le nimbe. Elle ne se livre qu'à demi et c'est déjà un fol
parcours du combattant. Le garçon d’étage du Meurice sert un véritable
chocolat chaud et, tout-à-trac, elle se déballonne. Elle vit sous pression
depuis trois jours. Un inconnu couche en travers de son palier. On lui a
conseillé d'acheter un pistolet d'alarme. Elle ne sait pas et ne veut pas
s'en servir. Un soupçon de colère la pare comme un rubis. Photo !
Sauf son respect, elle est un phénomène de foire. La
« Femme sans tête » du Circus Barnum, la « Femme 100 têtes » de Max Ernst.
Rita Hayworth changée en gorille à la Foire du Trône. L'ogre de Charles
Perrault. Un pur caméléon. Éreintante, elle aime contraindre,
confie-t-elle, son partenaire à changer de sexe, en se contentant
d'agir comme un gars, puis récupère sa peau sans crier gare.
Incandescente, elle ne connaît pas le repos. Comédienne hors-pair, elle
vous ballade d'une cosmogonie à l'autre, tantôt Dogon tantôt punk.
Cicerone ou stalker de no man's land improbables dont elle a dérobé la clé
on ne veut savoir où. Insulte au travail, à l'obstination méritoire, à la
rage de vaincre, elle irradie sans recours à nulle méditation supérieure.
Les métamorphoses de son corps glorieux entretiennent un commerce
singulier avec les charbons photographiques. Enfin, qualité rare,
lorsqu'elle s'est donnée une fois, elle ne tourne pas le dos, ne ferme pas
sa porte, et ne reprend pas sa confiance au premier accroc.
Toutes rondeurs, sa poitrine est aussi éloquente que son
visage. Las, le frileux cinéma français ne sait que faire d'elle. Elle
effraie ses partenaires sinon les hommes. C'est un Rembrandt, un Rubens,
un Renoir. Docteur Jekyll et Mister Hyde coincés dans la même peau. Elle
s'étiole à jouer des prostituées, mais personne ne l'imagine au-delà de
cet emploi de façade. Elle s'avoue harassée de tétaniser les hommes, de
les sentir jouir trop vite. Je la crois indulgente. L’homme n'a nul
respect pour son prochain qu'il est pourtant incapable de reproduire, fait
obstinément passer toute femme maîtresse de son plaisir pour une sorcière,
et violente sans vergogne celles par trop dissemblables de l’image
réductrice qu’il s’est forgé de sa mère. Il a même inventé ces contes à
dormir debout d'Eve issue de la côte d'Adam et des vierges fécondées par
le vent. Spirituel, non ? C'est vous dire l'opinion qu'il a de lui-même.
Vantard ou immodeste, jamais à la hauteur. Albert Camus ne prophétisait-il
pas à propos de l'homme moderne : on retiendra de lui qu'il « forniquait
mais lisait les journaux » ? Otage de son zgeg quoique faisant mine de
s'intéresser à la marche du monde. -Pourtant, le moment n'est-il pas
venu, conclut-elle, que les hommes cessent
d'être des singes pendus à nos seins ?
Elle est la femme. Gravide. Une image déjà classique de la
maternité. - La séance fut brève. J'ai pris fort
peu d'images. Sans forfanterie, elles étaient toutes bonnes. C'est le
prestige des grandes actrices. Elles vous transportent en Abyssinie. Elles
sont en phase avec elles-mêmes, en paix avec leur enfance, certaines du
travail accompli. Leur corps jadis rebelle, assoupli par les mûes
successives, a accompli sa révolution. Les tragédiennes sont tout sauf des
enquiquineuses. Elles sont à la recherche de l’inédit, bravent l’interdit.
Il n'y a qu'un enregistrement mécanique, pas de pathos, les photographies
sont données, c'est l'idéal, mais extrêmement rare.
Chut, elle dort ! Forme neuve de la séduction, inscrite au
cœur de l'ombre dans un cercle triangulaire, détendue, discrète,
disponible. Belle endormie, belle de nuit, belle de jour, belle toujours
et davantage encore. Et lorsqu'elle s'abandonne, c'est en pleine
possession de ses moyens qui vous contraignent et qui vous forcent à plus
d'attention. Sur ce, l'instant décisif accourt. Il convient de
l’accueillir en douceur. D'être cueilli par la grâce. Si l'opéra la porte
avant que le silence ne nous submerge. Si les petits projecteurs Cremer la
chauffe et la berce durablement. Le combat d’œil à œil recommence alors,
même le photographe aveuglé, même le modèle, proie des songes. Soudain, un
rai de lumière expose son âme, aspire le photographe et son apparei !
Quand elle s'offre, elle est toute liqueur. Juvénile, elle dort du bon
côté qui la caractérise. Son appétit d’expériences neuves illumine son
visage. Les afféteries, tics, rôles, fards, rimmels grillés dans le
cendrier. Juvénile, elle dort du bon côté de la vie. Réveillée, elle a
livré son secret. À l’instar de Janus, elle est aussi spontanée que
cérébrale. Ces deux nerfs de son tempérament se fondent sublimement dans
son visage. Un cliché du photographe en fait la preuve par neuf. Un
instant, elle en veut au voleur d'âme. C’est la rançon des photographies
révélatrices. Le sacrifice du torero dans l'arène. La danse du scalp via
des ruses de sioux. La photo par suffocation et sublimation !
Épris de la Nadja d'André Breton, le photographe tient le
surréalisme pour la véritable équation du XXe siècle et cite volontiers
Henri Michaux : « Le fond de l’œil n'a pas révélé le fond de l'affaire ».
- Le travail au cœur de Paris précipite ma recherche sur
les liens de l’être à la société du spectacle, à la tyrannie de l’ère des
médias, le déni de toute déontologie, l’instrumentalisation croissante du
corps et son écrasement mercantile. L’immersion en pleine nature interroge
davantage la sphère intime du corps, privée et ontologique. Ou alors,
c’est l’inverse, il n’y a pas de règles, il faut jouer avec le feu, tout
dépend de la générosité du modèle, de ma disponibilité, le plus difficile
étant de surmonter nos egos. J’envisage les séances de pose comme un baume
de l’âme.
-L’absinthe selon Ernest Hemingway toujours, un « serum de
vérité au goût de ver à bois », le doux psychotrope au goût de miel amer
qui autorise les voyages dans les miroirs sans tain…
-Oui, un fluide visionnaire, un philtre amoureux…
Dès lors, si l'occasion fait le larron, que penser du cadre
des prises de vues ? Certes, deux mille mètres carrés en Forêt de
Compiègne forment un studio de choix, mais cela n'est rien encore. La
nature règne partout en maître, et, ce jour-là, un gouffre se joua du
photographe et de son modèle. Il avait élu un arbre vigoureux, mais
lorsqu’elle s'accroupit au pied de celui-ci, il faisaient face à un à-pic
vertigineux. Merlin semblait les avoir pris sous son aile, à moins que
grisés par la potion de Panoramix, ils ne soient tombés sous le charme
d'un chêne. Pour regagner la concentration du modèle, il tenta un triple
salto arrière : - Lorsque la pesanteur sociale disparaît, le corps
apparaît en apesanteur, et parfois en lévitation. Mais le modèle monté
en puissance, proposait déjà une gestuelle sans apprêts, onirique et menée
par l'épine dorsale. Danse propre à ravir Eugène Delacroix qui restituait
ses odalisques par le « milieu » et non par le « contour » soit par la
fameuse substantifique moelle. Il incombait au photographe à épouser ce
rythme et à tenter d'être à la hauteur de son rayonnement solaire. -
D'opérer en forêt permet aussi de couper court à cette urbanité
normalisatrice et de fouetter la sensualité même si le naturel revient au
galop, en capricieux boomerang. Sans doute, l'aplomb avec lequel elle
recherchait ses yeux était le précieux indice d'un caractère trempé, mais
même un second indice encourageant -la clarté de son regard- pesait peu
vis-à-vis du précipice malin...
Mannequin professionnel, elle tient du guerrier Massaï
comme du berger Peul. C'est une figure de proue dont n'osent s'approcher
quatre-vingts dix-neuf pour cent des mâles transis. Dès lors, magnanime,
elle attire à elle les élus de son cœur pour une initiation vaudoue ne
négligeant aucun stade des voies escarpées de l'extase. Il n'est pas
question pour l'impétrant de sauter une étape de ce chemin de croix qui le
videra de sa substance, en vue d'une renaissance supérieure. L'ascèse
spirituelle, pendant de la performance physique exige ce dépassement,
couronné par la consécration d'une belle âme, vouée à son tour à
l'initiation rituelle. - Nous sommes les forgeronnes du sexe. Le sexe
de l'homme, il doit être dur pour nous affoler. Il porte le feu en nous.
C'est à nous de le forger convenablement. Avec tous les moyens dont nous a
doté la nature. Sinon, c'est péché, comme vous dites. L'homme, il nous met
l'eau à la bouche, on le rend fort, on flambe tous, après c'est la
transmutation, l'homme nous met en eau, nous dérivons, et nous finissons
tous en nage, perdus dans l'océan des rêves. Hélas, qui se soucie
encore du savoir-faire, de remettre son ouvrage cent fois sur le métier,
de ces douces effusions, de cette fusion d’outre-tombe ?
Sans doute, des biches, faons et cerfs qu'il
photographiait, adolescent, en Forêt de Rambouillet aux modèles des plages
de Normandie, le photographe traque-t-il l'innocence. La photographie
a-t-elle d’autre rôle que de magnifier foudre, sève et sang à l’origine du
monde ? Mieux, à Jean-Paul Sartre qui soutenait hardiment : « L'enfer,
c'est les autres », il rétorque : - La morale, c'est les autres. De
fait, à force d'ausculter les âmes, il s'est convaincu qu'intégrité et
altérité roulaient de concert. L'intégrité commence par le respect de
l'altérité.
L'observateur attentif de son œuvre aura remarqué que ses
photographies s'articulent autour d'un détail métamorphosé du corps
humain. Ici, un sein iceberg ; là, un œil vautour ; ailleurs une côte sous
le vent ; un dos ouragan. Ainsi dresse-t-il une irremplaçable topographie
des blasons féminins.
Étrange contrée que celles des étoiles des mers pour ne
rien dire de celles du septième ciel. Pays où l’on n’arrive jamais. Pays
dont on ne revient pas. Chambre d’écho d’un cri sans fin. Mehr licht !
La gaze qui l’enveloppe sur ce cliché est un moyen de créer
des formes abstraites. Les uns la perçoivent noyée ; les autres, ravie.
-Pour ma part, je la vois comme l'Ange Gabriel,
c'est dire la part du spectateur dans l’œuvre d'art. Ceci sans compter
avec la petite place ménagée à l'omission, au hasard objectif, à l'acte
manqué si tant est qu'ils ne s'imposent pas d'eux-mêmes. En définitive, je
tente de photographier des elfes, des sylphides. Les photos volées ne
m’intéressent pas, ni la ressemblance, pas plus que la mise à nu. Seul
compte l’habit de lumière, condition de la métamorphose et si possible, de
l’éternité.
Les images dynamiques sont biseautées et leur portée
infinie. Les photographies éloquentes ondoyantes comme l’eau, leur
rhétorique inouïe. Alors arrêtons.
©Benoît Noël |
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Photo Jean-Pierre Larcher

Photo Jean-Pierre Larcher

Anne Brochet (Photo Jean-Pierre Larcher )

Photo Jean-Pierre Larcher
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