Samedi 15 septembre 2007 à compter de 19H30
Soirée de dégustation Absinthe au Restaurant Carnet de Routes
8, rue Marcel Palmier – Alençon
Marie Christine & Dominique Destombes : 02 33 27 06 23
Marie Christine et Dominique Destombes proposent une soirée absinthe avec
dégustation, lecture de poèmes et séance de dédicace d’un spécialiste de la Fée
Verte, Benoît Noël qui vient de signer le texte du catalogue de l’exposition de
la Médiathèque consacrée à Charles Baudelaire et Auguste Poulet-Malassis. Venez
découvrir l’usage correct des cuillères et d’une fontaine à absinthe ou tremper
vos lèvres dans ce nectar désormais réhabilité.
Plante réputée médicinale, élixir régénérateur puis apéritif sulfureux,
l'absinthe subjugue explique Benoît Noël qui lui a consacré plusieurs livres.
Née en 1797 dans le Jura franco-suisse, la « liqueur d'absynthe » (68 à 72°) de
la mère Henriod a séduit le monde entier avant d'être interdite, en France, en
1915. De nos jours, les rumeurs les plus contradictoires circulent encore à son
sujet. La « Fée verte » rendait-elle fou ou génial ? Ni l’un, ni l’autre, mais
si elle ne menait pas droit à l’épilepsie comme, on l’a cru à une époque, elle
n’est pas non plus la martingale imparable qui mène au génie ou dispense de
cultiver ses dons.
Aujourd’hui, la communauté scientifique a admis que la thuyone, le principe
actif de l'Artemisia absinthium, suspecté vers 1900 de mener à l'épilepsie avait
été largement diabolisée, car le lobby du vin voulait prendre sa revanche sur
cet apéritif qui avait profité de la crise engendrée par le phylloxéra vastatrix
pour s'imposer. De nos jours, comme l'absinthe, hier, le pastis se consomme
allongé cinq fois de son volume d'eau, mais, simple macération d'Anis vert, de
Fenouil et de réglisse, n'est-il pas une absinthe « light » ?




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