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"Noé
a sauvé nos pères, mais l'absinthe perd nos fils" entonnaient les
ligues anti-alcooliques vers 1905. Plante médicinale, élixir ou apéritif
à la réputation sulfureuse, l'absinthe a fait couler beaucoup d'encre
entre son apparition en 1797 et sa prohibition en 1915.
Cette
anthologie littéraire réunit les avis élogieux ou critiques de grands
auteurs sur cette muse ondoyante : Alfred de Musset, Charles Baudelaire,
Alphonse Daudet, Léon Tolstoï, Gustave Flaubert, Arthur Rimbaud, Paul
Verlaine, Emile Zola, Guy de Maupassant, Alphonse Allais, Jules Renard,
Oscar Wilde, Jack London, Ernest Hemingway, ou Jean Giono...
Parallèlement,
ce florilège déroule le panorama illustré des romans, pièces de théâtre,
poésies, chansons, tableaux ou films ayant célébré ou dénigré la fée
verte. Il établit les comparaisons indispensables avec les autres drogues
en vogue au XIXè siècle : haschisch, cocaïne, morphine, éther ou
opium. Il analyse également les rapports avec les boissons rivales à la
quinine, aux extraits de feuilles de coca, à la noix de kola, ou avec les
vins cuits, vermouths, chartreuses et génépis. Enfin, il reconstitue la
véritable histoire des boissons anisées en France de la Marie Brizard
(1755) à l'Absente (2000).
Ce livre est le
quatrième essai dans lequel j’analyse la Fée verte. Après avoir passé
au crible l'absinthe historique, de son apparition à sa prohibition (L'Absinthe,
une fée franco-suisse), et ses résurgences multiples après son
interdiction (Un mythe toujours vert, l'Absinthe), j’ai examiné à la
loupe les tableaux mettant en scène des buveurs (L'Absinthe, muse des
artistes) avant de dresser cet inventaire littéraire (L’Absinthe perd
nos fils). Chronologique et synthétique, cet ouvrage croise la critique
historique, sociologique et artistique sans négliger le suspens et
l'humour. Je commence par la Bible, et je finis avec elle, après avoir
retracé 3000 ans d’histoire.
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Couverture copyright ©
2001 by
La Fontaine aux Loups et Pierre & Gilles |