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"Noé a sauvé nos pères mais
l'absinthe perd nos fils" entonnaient les ligues anti-alcooliques vers
1905. Plante médicinale, élixir, ou liqueur apéritive à la réputation
sulfureuse entre 1797 et 1910, l'absinthe a fait couler beaucoup
d'encre.
Oui, un peu d’absinthe étrille le Mozart qui sommeille en vous et trop
l’assassine. Non, l’absinthe ne contient pas de gentiane. Oui, il existe
un génie du flacon mais il n’y a pas de "Dieu des ivrognes". Non,
l’absinthe n’est pas forcément amère. Oui, un ouvrier absinthique
renonce à se syndiquer comme le craignait Emile Zola.
Paul Gauguin confiait-il sa bouteille d’absinthe à la fraîcheur d’un
puits océanien? Assurément. Le "bitter du Jura"
est-il un philtre amoureux ou un fluide visionnaire? Hélas, non mais
qu’il est doux de le croire. La police suisse a-t-elle retrouvé des
alambics clandestins dans des fosses à purin?
Affirmatif.
Nouvelles confidences sur l’absinthe complète le livre L’Absinthe, une
fée franco-suisse paru, en 2001, aux Editions Cabédita. Divisé en trois
parties: Récits, Ecrits, Précis, il conte, en détail, l’histoire
officielle et officieuse de la "Fée des feintes". Riche d’une abondante
iconographie originale, il est bourré… d’anecdotes collectées auprès des
"Tontons distillateurs" d’un certain Val-de-Travers. Bref, un ouvrage à
consommer sans modération aucune et qui se boit comme un "P’tit lait de
chèvre à Jules "…
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